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| CINéMA ET TéLé |
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| Québec: Nitro (le 07/07/2007 à 18h13) |
C'est film de l'été au Québec. Nitro a rapidement réussi à détroner le dernier film de Bruce Willis pour s'imposer à la tête du box office. Un film comme il s'en produit peu au Québec, et qui attire les foules.
Guillaume Lemay Thivierge porte le film sur ces épaules, en incarnant le rôle de Max, désespéré qui cherche par tous les moyens à trouver un coeur qui sauverait la vie de la femme qu'il aime. Courses de voitures, cirtique sur le système des implants d'organes et histoire d'amour, tout ce mélange, même des petits instants d'humour dans un film assez grave.
On pourrait discuter de la morale du film, "la fin justifie les moyens", lorsque Max tue un homme pour récupérer son coeur et l'amener à l'hôpital, et qui est une scène mettant mal à l'aise.
À part Max, le caractère des autres personnages n'est pas trop développé, car le film se focalise totalement sur lui, et on peut regretter cela. Neánmoins, il s'agit d'un film pendant lequel on passe un bon moment, sans trop réfléchir.
Ne pas le louper, ne serait-ce que pour voir un film québécois original quant à la production.
N'hésitez pas à aller sur http://www.radio-canada.ca/television/notre_cinema/nos_films/index.asp vous y verrez des extraits de Nitro et d'autres films francophones du Canada. |
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| Maudit Français (le 25/11/2006 à 20h41) |
C’est sur la chaîne québécoise TVA, dans l’émission On a pas toute la soirée, que s’est déroulé la polémique du Maudit Français, il y a une semaine de cela.
Le présentateur, Eric Salvail, part à Paris à recherche du maudit français. Ce sketch de 16 minutes (en enlevant les interruptions diverses), a été jugée offensant par les français installés au Québec, qui l’ont aussi qualifié de raciste et méchant.
Il est vrai que ce qui aurait pu n’être que de l’humour a vite céder la place au mauvais goût.
On s’attarde beaucoup sur la mauvaise odeurs et la saleté du français. Sur le plateau, le présentateur et la chroniqueuse Varda Étienne s’en donne à cœur joie, ne cessant de répéter à quel point c’est « dégueulasse », et que ça sent mauvais, tout en aspergeant le français de déodorant.
Ce qui n’aurait pu être que lourd devient franchement désagréable. À chacun d’en juger. De partout il existe des plaisanteries sur l’autre, quel qu’il soit. Mais il faut savoir doser. Un quart d’heure sur ce thème a sûrement été trop pour être bien pris.
Il est possible de visionner la vidéo sur www.youtube.com , en mettant « Maudit Français », ou bien « On a pas toute la soirée ».
Des excuses ont été faites, et le sujet clos.
Jérémy |
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| France: Clara Sheller (le 29/10/2006 à 20h40) |
On a dit beaucoup de bonnes choses sur la série en 6 épisodes Clara Sheller, diffusée cet été sur France 2. Ne l’ayant pas visionnée avant ce week-end, je ne pouvais évidemment pas en parler.
Voici un petit résumé avant de donner mon avis.
Clara est une jeune femme sur le point d’avoir trente ans, et vit avec son meilleur ami, JP, homo refoulé dans les premiers épisodes. Tous les deux travaillent dans un journal parisien, et sont célibataires. Clara se pose beaucoup de question sur sa vie, mais elle provoque pas mal de problèmes, surtout à elle-même, sur des coups de tête.
JP, lui, découvre petit à petit le milieu homo grâce au fils de son patron (qui est hétéro) et tombe amoureux d’un autre petit jeune qui va lui remettre les pendules à l’heure, car celui-ci ne l’aime pas et le lui démontre clairement par la suite.
Les rencontres et les épreuves jonchent cette série (mais là, je ne dis rien pour que ceux qui n’ont pas encore vu la série le découvre par eux-même).
Personnellement, je n’ai pas trop aimé la série, qui est néanmoins très bien faite. Clara et JP se comportent un peu comme des gamins, selon moi (mais c’est le caractère des personnages) et cela m’a un peu fatigué.
En revanche, le milieu homo est décrit d’une bonne façon. Pas dans le sens su politiquement correct mais plutôt dans la justesse des relations qu’entretiennent les personnages.
De plus, les relations amicales sont positives même si un peu incroyables sur certains petits points (mais ne s’agit-il pas d’une fiction?).
Il faut aussi dire que la série reflète aussi un fait qui est très présent dans la société occidentale contemporaine: la peur de grandir, avec le phénomène des adulescents, ces jeunes adultes qui mûrissent de plus en plus tard.
Le jeu des acteurs est très bon, dont celui de Frédéric Diéfenthal dans le rôle de JP.
Une série française loin d’être mièvre, avec plein de rebondissements, mais qui parfois manque un peu de substance même si les protagonistes vivent des moments assez forts qui risquent de faire changer leur vie.
Et si seulement les relations employés/patron pouvaient se rapprocher de ce que l’on peut voir dans la série!
Il est dommage que le DVD ne donne pas la possibilité de visionner la série avec des sous-titrages en français, car il pourrait être intéressant de l'utiliser en classe de Flançais Langue Étrangère, car on y parle de beaucoup de thèmes pouvant intéresser les jeunes.
Jérémy |
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| Québec: Pure Laine (le 07/09/2006 à 17h04) |
C’est sur France 5 que cet été fut diffusée Pure Laine, une série québécoise de 30 minutes.
En québécois, pure laine signifie pure souche. Alors de quoi parle cette série? En quoi est-elle originale? Tout d’abord, nous faisons connaissance tout au long des épisodes avec une charmante famille québécoise: Chantal (une québécoise pure laine) est une femme ouverte, indépendante, souverainiste et qui est pour un Québec francophone. Dominique, haïtien, est son mari et enseigne l’histoire du Québec. Ne pouvant avoir d’enfant, ils ont décidé d’adopter une petite chinoise, Ming, qui a dix ans dans la série. Un mélange ethnique pétillant.
La série parle de tout ce qui fait la société québécoise, du point de vue du père, c’est à dire d’un immigrant qui s’interroge sur les relations que les minorités entretiennent entre elles et avec les Québécois de souche. On y voit alors les stéréotypes auxquels les uns et les autres se confrontent, le rapport avec les langues française et anglaise dans le quotidien, et tout ça dans un contexte humoristique.
Dominique est l’observateur et un acteur de ce qui l’entoure, d’une société qui l’étonne tous les jours, et il en va de même avec sa famille.
Pour les enfants, voir cette série peut répondre à certaines questions qu’ils se posent, car tout est expliqué de façon amusante (le Père Noël peut-il être noir? Pourquoi les garçons tirent-ils les cheveux des petites filles? Quelles questions se pose un enfant qui a été adopté?…).
Pour les adultes, se rendre compte de tout ce qu’il y a à apprendre dans le brassage des cultures, que tout le monde peut apprendre de tout le monde (et même des plus petits).
Ici, les rapports entre les gens sont mis en relief, et on est sûr d’apprendre des tas de choses, notamment si ont tient en compte que cette série est diffusée en France. Ainsi, cela permet de s’ouvrir à la société québécoise, voir que l’on est tous différents tout en étant semblables.
Parfois, lorsque certaines expressions québécoises sont utilisées, des sous-titres nous éclairent, sans être trop présents comme c’est parfois le cas dans certains reportages consacrés au Canada où les sous-titres sont omniprésents, même quand la compréhension est aisée.
Une série pour petits et grands, ouverte sur le monde avec un œil critique et humoristique abordant des questions universelles.
Pure laine, de Martin Forget, avec Didier Lucien (Dominique), Macha Limonchik (Chantal) et Mélodie Lapierre (Ming).
Jérémy |
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| Québec: C.R.A.Z.Y. (le 07/09/2006 à 17h01) |
Le 3 mai, le film québécois C.R.A.Z.Y. est sorti en France. Au Québec, il était sorti presque un an plus tôt, le 27 mai 2005 et reçu de bonne critiques.
Le réalisateur, Jean-Marc Vallée, reçu le prix Jutra (prix du cinéma québécois, créés en 1999) du meilleur réalisateur en 2006.
Ce film raconte la vie d’un jeune homme, Zac, dans les années 60 à 80 au Québec. Celui-ci rencontre beaucoup de difficultés quant aux relations avec son père à cause de sa sexualité que ce dernier n’accepte pas. En effet, Zac semble attiré par les hommes, mais tout comme son père, ne l’accepte pas avant longtemps. On y voit une famille qui doit gérer, en plus des relations difficiles en Zac et son père, la dépendance à la drogue du fils aîné.
Les personnages sont très attachants: le père est un homme colérique qui souhaite que sa famille soit celle dont il rêve. La mère, pour qui la religion est importante à première vue, est très liée à Zac, et on voit une relation si spéciale entre-eux qu’elle en dépasse les frontières. La scène du désert en Israël est très belle.
Il semble que ce film est été sous-titré en français « de France ». Il est vrai qu’il peut être difficile de comprendre certaines expressions québécoises, mais ce n’est quand même pas un obstacle pour la compréhension du film.
Il s’agit pour moi d’un très bon film, et je vous conseille vivement de le voir si vous le pouvez.
Jérémy
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